04/11/2011

Consommation collaborative, vers une économie qui fait sens ou la nouvelle économie du partage ?


«Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses»
 Donner, louer, échanger, partager via les technologies et les communautés de pairs, voilà la définition que l’on peut donner à la consommation collaborative.
C’est aujourd’hui un phénomène mondial né des innombrables possibilités de connexion sur Internet entre individus qui ne se connaissent pas. De plus en plus de gens préfèrent ainsi louer ou emprunter plutôt qu’acheter : après le temps de l’hyper consommation est venu le temps de l’économie du partage ! La crise a été l’évident déclencheur et propagateur. Au delà de l’aspect financier, sa capacité à récréer du lien social et son intérêt écologique sont pour beaucoup dans l’engouement de ces nombreuses plateformes de consommation collaborative.

Qu’est-ce que l’économie du partage ? Dans quelle mesure est-elle viable ? Quel est son impact social et sociétal ? Peut-elle changer nos comportements traditionnels de consommation ? Le changement culturel est-il suffisamment profond pour nous conduire à adopter de nouveaux modèles comme les monnaies alternatives ?
Les gens prennent conscience qu’ils disposent de ressources inexploitées (matérielles ou liées à leurs compétences) sources de valeur économique, sociale et durable -en moyenne par exemple, une voiture reste à l’arrêt 92% du temps- et qui représentent  des opportunités quotidiennes pour devenir micro-entrepreneurs ». Ces évolutions ne se sont qu’embryonnaires et le changement prendra du temps mais «la fulgurance des avancées technologiques, combinée à une évolution des mentalités représente une opportunité sans précédent pour transformer des secteurs, réinventer les services publics, dépasser les formes de consumérisme sources de gaspillage terrible et changer nos façons de vivre.
Cette transition dans le comportement social nous pousse également à réfléchir à l’encadrement de ces échanges (si nous nous mettons effectivement à partager au sein de communautés nouvellement créées, comment générer et maintenir la confiance nécessaire entre inconnus ?), mais aussi à leur plus grande diffusion.