09/11/2011

L'urgence d'un pouvoir local ligitime !


Le peuple tunisien attend une gestion plus efficace des affaires publiques et sécuritaires et que le gouvernement  renonce à l’attentisme le plaçant dans une position de faiblesse et de vulnérabilité, ce qui renverse les repères de toute la société. L’institution militaire a prouvé son "républicanisme", elle doit jouer un rôle-clé pour accompagner cette phase de  transition.
Etant donné les lourdes  attributions du Premier Ministre, il serait pertinent de créer un poste de Vice-Premier Ministre en charge de l’intervention économique et sociale de l’Etat.
 Notre politique étrangère est invitée à se ressourcer à la philosophie et au pragmatisme bourguibiens pour servir les intérêts de la nation et s’inscrire dans le processus de transformation géopolitique du Monde.
L’urgence de transition bis est de trouver une solution durable à gestion urbaine, qu’on peut qualifier à cette date de calamiteuse : dissoudre les conseils municipaux pour les remplacer par des conseils désignés constitue une démarche non réfléchie et précipitée, dictée uniquement par des considérations politiciennes et non une réponse à des demandes populaires, en dehors de quelques exceptions. Les nouveaux locataires sont peu préparés à la gestion des affaires publiques et leurs premières interventions ont semé le doute sur leur capacité d’appréciation des situations.  Les villes tunisiennes deviennent des dépotoirs d’ordures et de gravats, les constructions anarchiques se multiplient à un rythme inquiétant au vu et au su de toutes les autorités du pays. De plus, certaines personnes mal intentionnées empiètent sur les domaines publics (routier, maritime et fluvial). Nos Cités  se transforment en bidonvilles.  Ce dérapage sans précédent remet en cause nos acquis en matière d’urbanisme et de salubrité publique. A cela s’ajoute le fléau des vendeurs à la sauvette et l’installation de commerçants informels sur les trottoirs, places et voies publiques. La police municipale et ses  agents d'application de règlements brillent par leur "invisibilité" ! Il revient au  Ministère en charge des collectivités locales de trouver des solutions promptes pour en finir avec cette gabegie dont seuls les bandits tirent bénéfice. Pourquoi ne pas procéder rapidement à  l’élaboration d’un nouveau code municipal consacrant plus d’autonomie aux collectivités locales et les dotant d’une vraie police municipale garantissant le respect sans faille des règlements municipaux ? Des élections municipales  pourraient être  organisées le 14 janvier prochain pour affermir une légitimité locale et fêter le dégagement de la mafia benaliste !
Terminons avec ces mots d’Eugène Ionesco : "Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s'ils ne peuvent pas guérir ensemble" … humour noir ou vérité annoncée !