08/12/2011

Création d’un État palestinien libre et indépendant: à l’évidence, Obama a échoué...


OBAMA est partagé entre la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et ses conseillers pro-israéliens. La première l’appelle à renoncer à se rendre en Israël en début de l'année 2012, les seconds l’encouragent. Pour  qui se penchera le cœur d’OBAMA ? Et puis pourquoi OBAMA va-t-il se rendre en  Israël ? Peut-être pour féliciter cette dernière pour son activisme dans la crise syrienne ou pour tout simplement enterrer le processus de paix israélo-palestinien déjà mort.
Comme ses prédécesseurs, le président américain Barack Obama semble s'être à son tour cassé les dents sur le conflit du Proche-Orient qui perdure depuis plus de 60 ans.
Son incapacité à obtenir une reprise sous l’égide américaine du dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens met fin à l'illusion qu'il pourrait être réglé d'un coup de baguette magique.
La situation actuelle signe l’échec des Etats Unies qui, depuis 60 ans, n’ont pas réussi à ramener la paix dans cette région totalement transformée en poudrière. Le dialogue ouvert après les Accords d’Oslo conclu en 1993 entre Israéliens et Palestiniens a été interrompu devant la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens. Là, encore, les américains ont montré leur totale inefficacité à progresser sur le chemin de la paix et à faire respecter différentes résolutions de l’ONU. Un espoir était né, il y a un an, le 23 septembre 2010 : Obama prononça un discours à la tribune de l’ONU assurant son soutien à la création d’un État palestinien reconnu selon les frontières de 1967. Il militait « Pour un État libre et indépendant », en déclarant que : «  Si nous y parvenons lorsque nous reviendrons ici l’an prochain nous pourrions avoir un nouveau membre des Nations Unies, une Palestine indépendante vivant en paix avec Israël ». 

En tous les cas, l’administration Obama devrait reconnaître que, même avec le meilleur des scénarios, il y a des limites à sa capacité à ramener la paix au Moyen Orient. En créant l’impression que les Etats-Unis disposent de l’autorité morale et du pouvoir d’imposer la paix dans la région, Washington a produit des attentes irréalistes qui ne pourront être réalisées. Pire, les échecs répétés finissent par attiser des réactions violentes anti-américaines, mettant d’autant plus la pression sur Washington.
À l’évidence, Obama a échoué.