27/08/2013

Une tempête de mots, un petit orage de missiles et Genève II !

BHL est à l’origine de ce coup médiatique concernant l’utilisation des armes chimiques par le pouvoir syrien. Ce monstre veut rééditer le scénario libyen en Syrie. Comment peut-on accepter si rapidement sans aucune vérification cette grave accusation si ce n’est un complot prémédité contre la Syrie. Ce mensonge de gros calibre ne passe pas : comme chacun peut l’observer sur YouTube, les vidéos attestant du massacre du 21 août ont été mises en ligne par le compte « Majles Rif »… la veille, le 20 août.

Sur le dossier syrien, l’Allemagne dit : «Avant de parler des conséquences, nous devons clarifier les faits.», alors que la France par la voix de son ministre des « agressions étrangères» appelle, depuis une semaine, à l'usage de la force en Syrie.

Pourquoi l’Europe paye-t-elle Ashton, Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et Herman Van Rompuy Président du Conseil européen ?

L’arrogance de Laurent Fabius provoquera-t-elle l’implosion le peu d’Europe politique ? L’Allemagne, allié de la Russie, n’entend pas se taire sur une éventuelle agression contreproductive contre la Syrie. La guerre des petites phrases a commencé avant la guerre des missiles !

Les américains et leurs alliés européens vont tenter un dernier coup pour déstabiliser le régime syrien mais sans espoir. Quelques frappes sur des sites déjà ciblés par Israël sans conséquence sur le rapport des forces entre l’Armée Arabe Syrienne et les terroristes takfiristes.

Tous les actes de violence commis en Syrie, en Irak et au Liban préparent forcément Genève II. Les américains ne peuvent supporter un statu quo nuisible pour la relance de la croissance américaine. Pourquoi Kerry a-t-il mis tout son poids pour relancer les pourparlers palestino-israéliens s’il compte déclencher une guerre régionale ? Pas très cohérent d’autant plus, il a fixé un deadline de 9 mois pour boucler un accord entre palestiniens et israéliens.

Le coup balai des islamistes en Egypte et bientôt en Tunisie versent aussi dans une stabilisation dans la région arabe. OBAMA cherche à se débarrasser très rapidement du printemps arabe qui lui coûte deux points de croissance et un pétrole trop cher. Il a échoué ce président-tartour : il tente de trouver une sortie honorable à travers quelques frappes et Genève II.

Une bonne résolution qui peut lui éviter l’impeachment …

Mustapha STAMBOULI