23/05/2012

Initiative bis repetita fait pchitt !


Deux mauvaises nouvelles : (1) BCE renonce à former un parti politique, (2) Le parti républicain fait l’impasse sur le référendum.
Le journal online « Investir en Tunisie » nous informe que  Béji Caïd Essebsi, ne va pas créer un nouveau parti.
Son  initiative lancée le 26 janvier 2012 aurait un autre objectif. Selon un groupe de travail chargé de la définition des grandes orientations de l’initiative, cette action devrait encourager le regroupement d’un grand nombre de partis se réclamant de la mouvance centriste et qu’à travers ce regroupement, BCE viserait à constituer un front «démocratique» et «moderniste» capable de faire contrepoids au parti islamiste Ennahdha.
L'initiative BCE, n'est rien d'autre que du bruit pour rien. BCE croit-il que les centristes ont besoin de lui pour s'organiser ? Quel est son apport d'autant plus qu'il n'a pas de parti ? Dans cette configuration où se situe-t-il idéologiquement ? Cette manœuvre a-t-elle été conçue en haut lieu de l'impérialisme qataro-saoudo-américain pour légitimer et asseoir définitivement Ennahdha dans le paysage politique tunisien ? BCE serait-il sous l'influence d’un nahdhoui sans barbe et sans "cachet" ?
D’après une information provenant du Parti républicain, ce dernier propose un calendrier-agenda en cinq étapes : (i) étape 1 (30 juin 2012): fin des travaux des commissions chargées de la réflexion sur la Constituante, (ii) étape 2 (23 juillet 2012): fin de la rédaction du draft de la Constituante, (iii) étape 3 (23 septembre 2012) : consacrée essentiellement au vote des articles de la Constitution (iv) : étape 4 (23 octobre 2012): vote final sur l’ensemble de la Constitution, (v) étape 5 (14 janvier 2013) : élections législatives et présidentielles.

Pourquoi le Parti Républicain fait-il l’impasse sur le référendum ? IMPOSSIBLE : le peuple tunisien le réclame haut et fort. Toute tentative de marginaliser la volonté populaire est vouée à l’échec, car ce même peuple ne reconnaitra pas la Constitution. Etant donné le pourrissement de la situation, l’agenda proposé est caduc par définition. Il faudrait penser à une solution plus imaginative et réaliste.
 Mustapha STAMBOULI