10/12/2011

Quand Hamas joue à quitte ou double !


Hamas est-il en train de changer de fusil d’épaule ? Voilà que le mouvement Islamiste dénonce les massacres de Bachar Al-Assad. Une nouvelle “inquiétante”, elle signifie que si Hamas ne supporte plus le régime seculier syrien, demain, pourrait être bien prévu un régime religieux musulman intégriste en Palestine.
En attendant, embarrassée par la crise syrienne, la direction politique du Hamas en exil à Damas ne séjournerait plus beaucoup en Syrie.
La direction de ce mouvement islamiste, qui vivait à Damas depuis des années, serait partie en exil au Qatar. C’est en tout cas ce qu’affirment plusieurs journaux arabes. Son chef, “Khaled Mechaal, a passé le plus clair de son temps ces derniers mois à Doha au Qatar.
Selon certaines sources, “les militants sont sur le point de quitter la capitale syrienne”. Des sources palestiniennes, il y a quelques semaines, expliquent que la plupart de ces militants sont partis, avec leurs familles, vers plusieurs pays dont le Soudan, le Qatar et le Liban, ou encore vers Gaza. Cette relocalisation revient “à abandonner le Président Assad,” qui est pourtant l’un des alliés les plus solides de l’organisation palestinienne. Un sérieux coup de couteau dans le dos de la part de ses amis qu’il a hébergés pendant tant d’années…
Selon des diplomates, “l’Egypte et la Jordanie ont refusé d’accueillir sur leur territoire les leaders du Hamas, bien que les Egyptiens aient accepté l’ouverture d’un bureau du mouvement au Caire. Le Qatar a accepté d’héberger la direction politique du mouvement. Khaled Mechaal est un ami personnel de l’émir du Qatar, Cheikh Hamad al-Thani est soupçonné de financer Hamas.”

Pour le moment Hamas ne prend pas position dans le mouvement des soulèvements arabes et préfèrent garder une certaine neutralité. Les dirigeants du Hamas, sunnites, ont refusé d'envoyer leurs militants combattre d’autres sunnites en Libye et ailleurs.


A force de jouer l'équilibriste, Hamas risque de se trouver couper de ses alliés stratégiques et finir par être le dindon de la farce