17/06/2014

Peut-on penser le Front républicain progressiste autrement ?

BCE, en refusant toute coalition avec les partis de l'UPT,  cherche à perdre les législatives pour garder ses chances pour les présidentielles. C'est du pur  narcissisme machiavélique ... BCE préfère s’occuper du palais de Carthage que de laisser les compétences de Nidaa Tounès accéder au réel pouvoir –Bardo/La Kasbah.  Je suis convaincu que tous les militants sincères de NT vont se rendre compte de cette supercherie dangereuse pour notre pays.

Les partis formant l’UPT doivent cesser de pleurnicher, ils sont condamnés à agir ! L’UPT sans BCE est une chance. L’UPT peut faire des surprises mais il faut travailler tout de suite. BCE a été manipulée par les rcdistes nouvellement recrutés par Nidaa Tounès. Ils ont réussi avec brio leur coup diabolique consistant à isoler BCE et de l’écarter de son milieu naturel. Ce dernier s’est suicidé politiquement par cette décision lâche. Il se fait « Seppuku » avec un « tantō rcdiste» et les dégâts sont mortels.


Après le faux bond de BCE au dernier conseil national de Nidaa Tounès, peut-on penser le Front républicain progressiste autrement ? Question que je pose à tous militants qui contestent la décision de BCE concernant son  refus de constituer un front électoral dans le cadre de l’Union pour la Tunisie (UPT). Pourquoi Nidaa Tounès a-t-il trahi ses partenaires politiques qui ont pris des engagements avec leurs bases dans le sens d’une union électorale aux prochaines élections ? Une trahison qui va coûter cher à Nidaa Tounès  et à tous républicains, démocrates et progressistes.  Les électeurs et électrices ne pourront jamais comprendre ce retour en arrière après plus d’une année de concertation, de combat et de prise de positions communes.

Accepter le diktat de BCE sans réagir constitue  un acte  suicidaire qui fera revenir au Bardo et à la Kasbah les enfants du gourou.  Tout le monde est averti du complot contre la Nation  et la République. BCE n’a qu’un seul souci : occuper le palais de Carthage quel que soit le prix.

Compte tenu de la gravité de la situation, nous invitons l’aile progressiste de Nidaa Tounès et les autres partis de l’UPT  d’organiser une consultation pour débattre de la situation critique dans laquelle BCE a jeté le front progressiste. Ils doivent prendre l’initiative de rassembler dans un front uni toutes les sensibilités républicaines et progressistes, contribuant ainsi à l’émergence d’un courant politique puissant, convaincu, capable de résister aux courants politiques cherchant à balayer à jamais les acquis sociétaux.

Le retrait d’Ahmed Brahim de ses fonctions de N°1 du Massar est une bonne résolution pouvant faciliter l’intégration des partis de l’UPT-sans NT- sous la houlette de Taieb Baccouche. Ce dernier pourrait faire la surprise lors des prochaines élections présidentielles s’il est désigné comme candidat de l’UPT. Ce mouvement uni peut espérer une victoire éclatante aux législatives (25 à 30 % des sièges) et deviendrait de facto le mouvement  pivot capable de s’allier avec les autres formations progressistes et former le prochain gouvernement. Il faut du travail sérieux mais tout de suite.  Taieb Baccouche doit quitter Nidaa Tounès et se lancer dans cette belle aventure d’unir toutes les formes républicaines progressistes et tant pis pour les opportunistes RCDISTES de NT.

Ne rien faire pour stopper cette folie poussera les déçus des transitions de trouver une autre solution pour écarter de la vie politique tous ceux qui veulent phagocyter notre pays. Un Mouvement populaire pourrait se mettre en place très rapidement et  balayera toute cette classe politique qui a trahi un peuple qui aspire  au progrès et à la paix dans une Tunisie libre et démocratique.

Le peuple tunisien refuse d’avoir un second tartour à Carthage. C’est une seconde mascarade et une humiliation inacceptable. Les tunisiens et tunisiennes n’ont pas dit leur dernier mot; ils peuvent boycotter toutes les élections en attendant de voir disparaitre le gourou qui manipule tout le monde. En effet, la Tunisie a un seul ennemi redoutable : le gourou islamiste. Depuis le 14 janvier 2011, le gourou islamiste tire les ficelles de la politique tunisienne. Il dispose des moyens gigantesques pour fabriquer des tartours qui agissent à sa place. Il a mis un système infaillible pour perdurer dans le temps. Croire que les prochaines élections vont changer la situation de blocage de notre constitue une absurdité. Pourquoi les républicains démocrates refusent-ils cette évidence ? Le vrai combat de tous tunisiens et tunisiennes sincères doit être le dégagement de ce gourou,  ses acolytes dangereux et ses complices du clan soi-disant démocrate. Accepter le jeu des élections, c’est encore une perte de temps et des compromis en faveur de cette secte retrograde. 

Mustapha STAMBOULI